Les médias en parlent
Sur Connaître et apprécier de Guillermo de La Roca
Jacqueline Pétroz France Inter
Livres Hebdo 969
Sur Nouvelles bartlebyennes d’Emmanuel Steiner
« Il n’est pas fréquent de voir apparaître, de façon concomitante, une collection littéraire et, en son sein, un jeune auteur au talent fort abouti. Pourtant, lorsque d’ici quelques décennies l’on redécouvrira ses premiers textes divulgués, il se dira qu’Emmanuel Steiner est né à la publication en même temps que la maison d’édition qui l’accueillait. »
 
Salon littéraire, Frédéric SAENEN
Emmanuel Steiner est un nouvelliste talentueux et prometteur, à suivre... de même que les éditions Chroniques du çà et là (créée par Philippe Barrot, la maison d'édition était au départ une revue).
Le Pandémonium littéraire, Marianne Desroziers
Pour son premier recueil [Nouvelles bartlebyennes], publié dans une toute nouvelle maison d’édition au nom très melvillien (Chroniques du ça et là), il nous décline une série de nouvelles où l’individu se retrouve nié, ou effacé, par la société. Comme Georges Perec l’avait naguère tenté avec une expérimentation typographique originale, Emmanuel Steiner a choisi de supprimer de son écriture les majuscules en début de paragraphe et les points à la fin. Ce n’est pas gênant pour le confort de lecture… On peut même juger que cela rend la nouvelle plus fluide.
L’Hémicycle, Patrick Poivre d’Arvor
Christine Bini
 
Saluons la naissance d’une nouvelle maison d’édition, Chroniques du çà et là, fondée par Philippe Barrot, déjà à l’origine de la création de la revue du même nom. En ce mois d’octobre paraissent deux recueils : Nouvelles bartlebyennes d’Emmanuel Steiner et Connaître et apprécier de Guillermo de La Roca.
 
Guillermo de La Roca est né en 1929. Jusqu’à présent, il était célèbre pour avoir enregistré plusieurs disques – avec los Machucambos, notamment – et pour avoir joué sur les scènes internationales de la flûte indienne, vêtu à la manière précolombienne. C’est aujourd’hui en « jeune » écrivain qu’il s’exprime, dans ce recueil rédigé en français.
 
 
Les nouvelles qui composent Connaître et apprécier sont indubitablement d’inspiration sud-américaine, même lorsque l’action se déroule au Bois de Boulogne ou en Provence. Ce sont des cuentos rapides, qui plongent le lecteur dans un univers reconnaissable et pourtant magique, où la chute est souvent tranchée, vertigineuse. Dans Le Rhin, la dernière phrase « Nous coulâmes vers 15h30 », reflète parfaitement cette ambiguïté basée sur l’évidence (« nous coulâmes ») et l’incertain (« vers 15h30 »). Guillermo de La Roca s’inscrit dans un réalisme magique latino-américain où les décors – selva, montagne –, les ambiances – saison des pluies, cérémonies –, et les personnages – bâtards, religieux, chamans, métis – forment un univers rude, aux relations sociales marquées. On trouve aussi, dans les nouvelles de ce recueil, des anges et Satan, des thérapeutes et un club sado-maso, un chat narrateur.
 
 
Les textes sont écrits sans effet de style, comme un constat où l’étonnement n’a pas sa place. L’emploi de mots espagnols non traduits contribue au dépaysement. Le lecteur accepte la réalité décrite, accepte d’entrer dans un monde où un professeur d’anthropologie sociale discute avec le Diable, où un informaticien se découvre voyant, où la civilisation côtoie la barbarie et la religion les superstitions. Guillermo de La Roca ne juge pas, n’établit ni comparaison ni hiérarchie. Il jette sur le monde qu’il observe et qu’il crée un regard malicieux. Il confronte la banalité et le surnaturel, la tradition et la modernité, la légende et l’hic et nunc.
 
 
Connaître et apprécier enchantera les lecteurs qui apprécient Gabriel García Márquez, Marcel Aymé, Horacio Quiroga…
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Pour tout dire
Fondant son écriture sur tout un jeu subtil d’oppositions et de fausses tautologies, Carole Carcillo Mesrobian ren­verse le monde selon diverses attentes qui peuvent res­sem­bler à l’absence des « corps ne plus ». Il s’agit pourtant de remonter le temps et le silence, d’atteindre la « gorge close » dans la recherche de l’immanence des choses en faisant tordre le sens à travers le langage et ses mouvements afin de retrouver un souffle, une renaissance. (...)

Sur le site Le Littéraire recension du recueil  par Jean-Paul Gavard-Perret
Sur Bibliuguiansie de Nicolas Auzanneau
Sur Transhorizon par Frédéric Saenen
http://salon-litteraire.com/fr/emmanuel-steiner/review/1937549-emmanuel-steiner-la-non-envie-de-rienhttp://salon-litteraire.com/fr/emmanuel-steiner/review/1937549-emmanuel-steiner-la-non-envie-de-rienshapeimage_7_link_0
“Le destin du « Lavitski-franciska vardnica », dictionnaire letton-français publié en 1941 à Riga, jamais réédité : ô combien passionnant aux yeux d’un traducteur comme Nicolas Auzanneau,qui en a fait l’objet d’une brève mais trépidante enquête” Claro
“Parabole que cette histoire. Et, en même temps, déclaration d’amour adressée aux dictionnaires et aux mots.”
Jean Renaud
sur remue.net
http://latviskifranciska.blog.lemonde.fr/2018/06/03/bibluiguiansie-ou-leffacement-de-la-lexicographe/http://latviskifranciska.blog.lemonde.fr/2018/06/03/bibluiguiansie-ou-leffacement-de-la-lexicographe/shapeimage_8_link_0
“Le thème du silence, de la disparition, de l’absence se déploie comme une fugue dont le motif se développe selon un degré d’aperture, entre cri et murmure, entre bruissement et hurlement, une même sensibilité se dit là, prise dans une « Solitude accablante comme un voile d’étain »”.
Chroniques du çà et là, 13
“Toutes les frontières froissées, emparées, et cette première aube, cicatrice ouverte, blessure reconnue dans « le creux du sillon vase femme… ». Carole Carcillo Mesrobian place l’écriture sur la frontière même – un objet à passer, enjamber. La frontière entre l’aube et le ciel, entre indigo et cyan, la frontière-fusion du corps et de l’esprit. La vie de toutes les aubes recommencées... ” 
Philippe Thireau, Recours au poème
https://www.recoursaupoeme.fr/carole-carcillo-mesrobian-aperture-du-silence/https://www.recoursaupoeme.fr/carole-carcillo-mesrobian-aperture-du-silence/shapeimage_9_link_0
Pierre Stans, Opus niger
Ralentir pour échapper à l’accélération du corps et digérer l’histoire
“ Opus niger roule ses mots anciens au fil du fleuve de feu dévalant le volcan inouï, fleuve délétère courant toute poésie comme est courue la mort (toute la poésie est noyée, brûlée, en flammes). Pierre Stans, pseudonyme probable pour affronter celle-ci, place son œuvre au noir sous les cendres chaudes du Santorin. Plus loin recèle lave noire emporte le poème roulant sous les architectures utérines. “
 Philippe Thireau, Recours au poème
 
 
Sur à Paris, égaré https://argoul.com/
Sur à Paris, égaré de Dominique Héroy
Sur Je te massacrerai mon cœur
de Philippe Thireau
Sur Aperture du silence de Carole Carcillo Mesrobian
Sur Opus niger de Pierre Stans
Le Feuilleton de Claro 
du Monde des livres
“Lire Pierre Stans, c’est s’immerger dans une écriture que caractérisent le souci des « petits riens » et une extrême sensibilité. C’est aussi confirmer que la poésie est sans doute le dernier bastion d’une réelle écriture face à l’hégémonie du roman qui voit aujourd’hui se succéder des truismes dont le poème n’a que faire. Il ne s’agit plus de (se) raconter des histoires, mais de souligner ce que toute civilisation a mis au jour, un rapport on ne peut plus sensible au réel, qui tient du paradoxe puisque c’est l’impalpable qui se meut dans les vers, cet impalpable qui fait de nous des êtres bourrés de vibrations pour exprimer le plus intime de chacun. La « musicalité », la scansion donnent aussi au texte une épaisseur que les termes révèlent essentiellement dans ces circonstances...”
Guy Donikian, La Cause littéraire

http://www.lacauselitteraire.fr/opus-niger-pierre-stans-par-guy-donikianhttp://www.lacauselitteraire.fr/opus-niger-pierre-stans-par-guy-donikianshapeimage_11_link_0
(...) Le deuxième livre, Nouvelles bartlebyennes, est composé de récits d'un auteur dont c'est apparemment le premier ouvrage publié. Emmanuel Steiner signe là un coup de maître. Comme la référence au Bartleby d'Herman Melville le suggère, ce n'est pas un livre à lire en buvant un diabolo menthe sur les planches de Deauville avec de la techno en fond sonore. En de courts paragraphes, comme chuchotés à la cadence d'une respiration concise et un peu éteinte, l'auteur nous dépeint un monde parfaitement absurde, où l'apparition ou la disparition d'un être n'ont pas plus d'importance que celles d'un trèfle à trois feuilles, et où le sentiment de l'existence se réduit finalement à la question de savoir si tout cela n'est pas qu'une illusion en noir et blanc. C'est en tous cas ce que j'ai éprouvé à la lecture de ces "petits riens" vertigineux qui nous mènent au seuil du vide. Mais alors, pourquoi écrire ? Steiner pose en effet la question dans la dernière nouvelle, en invoquant le silence énigmatique de Rimbaud.
Michel Marmin, Eléments
https://www.recoursaupoeme.fr/philippe-thireau-je-te-massacrerai-mon-coeur/https://www.recoursaupoeme.fr/philippe-thireau-je-te-massacrerai-mon-coeur/shapeimage_12_link_0
https://www.recoursaupoeme.fr/entretien-avec-philippe-barrot/https://www.recoursaupoeme.fr/entretien-avec-philippe-barrot/shapeimage_13_link_0
Sur Sol perdu de Philippe Barrot
Sur Transhorizon d’Emmanuel Steiner
Que reste-t-il à l’errant ? 
Philippe Thi­reau inverse ciel et genres à travers ce qu’il nomme des “accidents intimes” rela­tés en  “un journal/roman fabriqués de haïkus et tan­kas”. Les 103 poèmes sont regroupés en 8 chapitres. Ils recouvrent sept jours et une nuit. Le tout dans un cadre en profondeur et parmi des che­mins où par­fois “les femmes aux cor­sages fiers / peignent le pays en rose”.
Tout se construit au nom de la mère. Là encore, les don­nées s’inversent : le “je” de l’auteur la porte en lui, jusqu’à deve­nir cette fille espé­rée qu’elle n’a jamais eue dans un travestissement mental.. D’où cette des­cente non aux enfers mais dans les entrailles de sa Jocaste. (...)
Jean-Paul Gavard-Perret
Jamais la poésie n’aura été si prégnante, car son pouvoir évocatoire, transformateur de l’expérience, est ici décuplé. Philippe Thireau organise du périmètre de sécurité qu’est l’Art une immersion dans les couches mnésiques de l’enfacne. (...)
Carole Carcillo Mesrobian, Recours au poème